Le chemin

La photographie est entrée dans ma vie à mes 17 ans. Je découvrais l’image en m’appropriant le Minolta que mon père ne prit jamais le temps d’apprivoiser. Avec mon stylo, il a été mon premier outil pour capturer le monde, celui que je voyais autour de moi. Il me semblait être le seul à l’apercevoir. A cette époque, mes limites étaient matérielles, liées au coût des pellicules et des tirages papier. La révolution vint plus tard, avec l’essor du numérique. J’étais forcément aux premières loges.
Ce n’est que ces 10 dernières années que la photo est devenue une réelle obsession, un travail personnel, une recherche esthétique et certainement une quête de sens.

L’énergie

Le déclic : la terre du Languedoc, son vignoble, ses paysages, ses racines encore vivaces et le village de Pézenas. Un espace de jeu fantastique entre les reliefs du Massif Central, Les Pyrénées et la Méditerranée. La Nature, sa beauté, sa grandeur, sa liberté, son exubérance, c’est ce qui me donne en partie l’envie de tenir fermement, quasi en permanence, mon boitier et de partager mon regard.
Et si la solitude me va bien, j’aime aussi les lumières de la ville et de la scène et aussi l’ombre, derrière. Les coulisses attirent ma curiosité et m’entrainent à saisir des personnages souvent contrastés, animés d’un désir de vivre une autre vie.

Le sens

La sobriété du regard m’est devenue nécessaire. En réaction forcément à l’abondance d’images, de plus en plus dans l’actualité, de plus en plus dans la mobilité, j’économise mes clichés. Je recherche désormais un essentiel, la lumière. Et bien au-delà de photographier ce que je vois, je photographie ce que je ressens !

« Au-delà de photographier ce que je vois, je photographie ce que je ressens. »