Indéfinissable charme des fêtes organisées par le collectif Temporadas …

Le temps passe comme du velours sur la peau, il effleure nos êtres, nous sommes un murmure, une seconde qui file, qui fuit, qui s’enfuit, qui s’éloigne, qui s’évanouit.
Sant Joan à Pézenas : Le mythe romain de Janus

Me conneissetz ? Non ? SI ?

Oc, soi Janus, le Géant à deux têtes :

– l’une qui regarde vers le solstice d’hiver : st Jean l’Evangéliste

– l’autre qui regarde vers  le solstice d’été : St jean Baptiste

Vous avez entendu parler de « Joan-que-plora e Joan-que-ris ».

Eh bien, c’est moi, Janus !

Aujourd’hui, c’est la st Jean d’été, c’est la plus courte nuit de l’année.

Alara, plori.

Je pleure parce qu’avec l’été c’est la sécade, l’incendie, tout ce qui prive la nature de sa verdure et de ses fleurs.

Mais vous, ne pleurez pas, car je suis là pour écarter le pire. Comment ?

En maridant l’aiga e lo fuoc, en réalisant l’alliance du feu et de l’eau.

Ainsi, la tradition rappelle à la nature qu’à la st Jean, l’âge de raison :

L’homme prend femme et la femme pren ome.

L’aiga pren fuoc et le feu prend l’eau.

Aital lo vol la tradicion.

Ce qui est bon pour la nature est vrai pour les hommes.

Donc : Ce qui est bon pour les hommes est vrai pour la nature.

Ainsi va la vie, ainsi vont les saisons.

Ainsi allons ensemble, vous les futurs époux, vosautres las familhas del fuoc e de l’aiga, et vous les invités, anem ensemble faire noça.

Texte de Claude Alranq